C’est en 1982 au festival du patchwork du Vermont (USA) que l’on découvre pour la première fois le quilt extraordinaire signé

« in war time 1868 pieces 5602. Jane Stickle »

l’original Dear Jane

On sait peu de choses de Jane. Elle était fermière de son état et a probablement réalisé son quilt pendant les années de la guerre de sécession.

Décédée à l’âge de 79 ans elle est enterrée à Shaftsbury où un monument a été érigé en 1999 grâce aux dons des quilteuses du monde entier.

Lorsque Brenda Manges Papadakis professeure de mathématiques découvre ce quilt, elle est subjuguée par la complexité des blocs, leur originalité, leur inventivité, elle décide de les redessiner.

 

 

 

Son livre paraîtra en 1996 et c’est alors que dans le monde entier des patcheuses découvriront le « dear Jane »

Depuis des centaines de « baby Jane » sont nés, celui de Jane Stickle étant considéré comme la « mère » dont on s’inspire.

Pourquoi cet engouement pour ce quilt ?

Cet ensemble carré constitué de 169 blocs de 11,4 cm chacun, agencés en 13 rangées de 13 blocs, entourés de 56 triangles, soit 5602 pièces, présente pour sa réalisation bon nombre de difficultés techniques.

C’est pour chacune un défi à relever : les, piécés, les appliqués et la petitesse des morceaux à réunir requièrent un travail de longue haleine qui ne s’achèvera qu’après plusieurs mois voire des années de patience.

Mais quel bonheur au final !

Ainsi chaque réalisatrice vient ajouter son œuvre à la grande communauté des « Dear Jane ».

   

Hélène Flamen, passionnée de quilt, s’est proposé pour cette édition 2019 d’exposer les Baby Jane qui ont été confectionnés par les quilteuses de Provence, vous les découvrirez à Mirabeau.